Flo de la Brière : cancer cérébral multi métastatique – une guérison exceptionnelle

Un cas de guérison exceptionnel d’un cancer suite à un traitement métabolique des cellules cancéreuses.

Cas de Florentine Leroy de La Brière.

 

Antécédents :

Avril 2006 il est diagnostiqué un carcino-sarcome de l’utérus.

Cancer rare, très dangereux, qui récidive toujours, de préférence in situ déclare le Dr De Saint Hilaire, gynécologue chirurgien de l’Hôpital de la Croix Rousse à Lyon.

 

A cette date les statistiques donnent 50% de survie à 2 ans, 0% à 5 ans.

 

Traitement : Chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, curie thérapie.

 

Les radiothérapies provoquent des adhérences intestinales. Occlusions successives, puis définitives. La prise de conscience de cet état est lent, plus de 4 mois. Vomissements. Affaiblissement et amaigrissement de la malade. Mise en nourriture parentérale.

 

Finalement ablation de l’intestin grêle dont il reste 1,30 m par le Dr Garbit Chirurgien à la Croix Rousse.

 

Pose d’une poche pendant quelques semaines puis raccordement du grêle au colon.

 

La malade ne récupérant pas et son état de faiblesse s’aggravant elle est ré-hospitalisée à deux reprises dans le service de nutrition intensive du Dr Gelas à la Croix Rousse.

 

Rétablissement progressif et suivi par scanner et pep scan.

 

En novembre 2012 le Dr De Saint Hilaire écrit en gros sur le dossier : Rémission totale.

 

Récidive ou second cancer.

 

En décembre 2012 ablation d’un carcinome de la face non malin à la Croix Rousse par le Dr Gleizal.

 

Fin Décembre et Noël, très violents maux de tête pendant une dizaine de jours, et accès de fièvre, qui passent.

 

15 Janvier 2013 lors de la visite de contrôle par le Dr Gleizal nous évoquons cet épisode de maux de tête, il pense à un AVC éventuel.

 

17 janvier 2013 le Dr Berroir neurologue au CHAL, Centre hospitalier Alpes Léman, diagnostique un cancer cérébral multi métastasique (12 à 14 tumeurs au minimum)

 

Renvoi de la malade, soulagée par des corticoïdes auprès du Dr De Saint Hilaire, qui transfère au Dr Tigaud Oncologue, spécialiste des cancers féminins.

 

Durée de survie probable 3 à 6 mois maximum.

 

Traitement.

 

10 séances de radiothérapie à 30 Gy. Elles se font à l’hôpital d’Annecy, sous la responsabilité du Dr Lapalu et terminent fin février.

Pas de chimiothérapie, car inefficaces à cause de la barrière hémato-encéphalique.

 

Le traitement métabolique des cellules cancéreuses, expérimental.

 

Un entrefilet dans la presse nous met en contact avec le livre intitulé : « CANCER, Guérir tous les malades? ENFIN? », écrit par L.Schwartz et J.P. Brighelli aux éditions Hugo et Compagnie, 2013 (ISBN : 9782755611472).

 

Les expériences réalisées sur des souris par l’équipe du laboratoire LIX de Polytechnique montrent un effet sur les cancers obtenus par deux molécules de base :

 

– l’acide alpha lipoïque

– l’Hydroxyicitrate 

 

L’acide alpha lipoïque doit se faire par intraveineuse quotidienne ce qui pose des problèmes :

 

– Ce produit est utilisé en Allemagne pour soigner les encéphalites d’origine diabétiques, il n’est vendu que dans ce pays.

– Il ne bénéficie pas de l’AMM en France

– La malade ne supporte plus les intraveineuses, n’ayant presque plus de veines visibles. La pose d’un porte à cathéter est  refusée, ayant provoqué plusieurs septicémies dans le passé.

 

Est alors envisagé une médication par voie buccale. Le produit est le Tiobec, acide alpha lipoïque en poudre vendu en pharmacie sans ordonnance en Italie comme complément alimentaire. Il n’y a pas eu de tests avec ce produit sur les souris.

 

La malade bénéficie de ce traitement à partir du 30 mars 2013.

 

Le Tiobec provoque des vomissements et des diarrhées, sans doute est-il indigeste pour l’intestin grêle diminué.

 

Finalement il sera remplacé par le sodium R Lipoate en gélules, à l’initiative de son mari.

 

Le traitement final est :

– Sodium R Lipoate, 6 gélules de 210 mg pur, soit 1,26 gr/j.

– Hydroxycitrate , 6 gélules de 250 mg, soit 1,5 gr/j.

– Naltrexone/révia. 5 mg / j.

– 7gr/j de bicarbonate de soude, en une ou plusieurs prises.

 

Ier IRM le 18.04 stabilisation du cancer. Une zone présente un aspect caractérisé d’atypique, comme s’il y avait un soupçon de réduction.

 

Second IRM 18.06. Perplexité des radiologues. Pas d’effet de contraste. Ils pensent à une erreur de diagnostic, et à une maladie de la matière blanche, et recommandent de prendre l’avis d’un neurologue.

 

Le Dr Berroir , à l’origine du diagnostic, étant neurologue, la malade s’adresse au Pr Francesco di Meco , directeur du service de neurochirurgie de L’Istituto Nazionale Neurologico « C.Besta » de Milan , son avis est le suivant :

 

– il s’agit bien d’un cancer cérébral

– presque toutes les métastases ont disparu.

 

Troisième IRM. 18.10.2013

 

Toujours pas d’effet de contraste.

 

Finalement les radiologues concluent : « amoindrissement de la zone pathologique » !

 

Mais il y a des lésions post radiques non négligeables.

 

Ces lésions expliquent l’apparition de crises d’épilepsies depuis début septembre.

 

22.10.2013. Consultation avec le Dr Berroir.

 

« Impressionnant. Il n’y a plus aucune tumeur ».

 

Contrôle fait sur les images de l’IRM de juin, c’était déjà le cas, comme le laissait entendre le Pr. Di Meco.

 

Conclusions.

 

Le traitement métabolique des cellules cancéreuses à fait disparaitre complètement les douze tumeurs en trois mois et demi.

La malade est-elle guérie ? Seul l’avenir le dira.

 

Le résultat est  exceptionnel, et pour l’instant unique. D’autres malades ont obtenus des résultats avec des traitements de même types avec stabilisation des tumeurs, et survie rallongée, mais pour le moment pas de cas aussi probant.

 

Cela mérite qu’on s’y intéresse.

 

Des questions se posent : part du traitement métabolique des cellules cancéreuses, incidence des radiothérapies, différence entre l’acide alpha lipoïque et le sel de sodium R Lipoate,  influence du caractère de la malade, influence de l’environnement, effets possibles et inconnus du régime alimentaire (par exemple la consommation de coca-cola).

 

L’avenir :

 

L’état général de la malade n’est pas brillant.  Son poids atteint 42 kg pour 1,70 m.

 

Des diarrhées post radiques la vident et l’empêche de reprendre des forces et du poids.

 

Un traitement est ordonné par Le Dr Gelas, médecin au service des pathologies digestives et  intestinales de l’Hôpital de la Croix Rousse, qui l’avait soigné en 2006/2007.

 

Aucune crise d’épilepsie n’a eu lieu depuis 6 semaines.

 

Un suivi par IRM trimestriel a été préconisé par le Dr Berroir, puis le cas échéant il deviendra semestriel.

 

Les lésions cérébrales post radiques risquent probablement de s’amplifier au cours des années.

 

Suite par Gilles de la Brière. Epoux et soignant :

 

11.01.2014. A ce jour Flo va beaucoup mieux et elle récupère doucement.

 

30.04.2014. Une partie des lésions post- radiques a disparu (sodium R lipoate ?)

Flo dont le poids était tombé à 41 kg à repris 5 kg, résultat, une bien meilleure forme et une reprise d’activité. Pas de crise épileptique depuis novembre.

 

On envisage la reprise de la conduite automobile qui lui rendra une indépendance complète.

 

2.05.2014. La conduite automobile a été reprise. Aucune difficulté. Flo a également repris son rôle de maitresse de maison, cuisine, entretien de la maison, une partie de ses activités sociales, chorale, yoga.

 

18.05.2014. Première randonnée en montagne, 4 heures de marche lente, dénivelé de 200/250m. L’objectif réhabituer les muscles à l’effort.

 

29.06.2014.  En deux mois Flo a encore repris 5 kg. Soit 10 au total, son poids atteint 51 kg, proche de son poids d’autrefois qui était de 53/54 kg.

 

10.08.2014. Evolution du poids entre 50 et 51 kg. Probablement effet de la fatigue des vacances, beaucoup de passage de famille à la maison, fêtes, D’où quelques problèmes gastriques compte tenu de l’ablation des ¾ de l’intestin grêle.

 

14.09.2014. Bon état. Pas de modification du poids.

 

23.10.2014. IRM de contrôle. Rien. Juste des traces des lésions radiques (Radiothérapies)

 

08.04.2015. Très bonne mine, bonne forme. Un petit problème d’équilibre en marchant.

Lésions radiques ? Ou insuffisance musculaire, due à moins d’exercice ces derniers mois.

 

Automne 2015. Continuité des petits problèmes d’équilibres, et période d’affaiblissement.

Quelques pertes de localisation. Voix sans fermeté. Oublis des aliments sur le feu fréquents.

 

  1. Séjour de 6 semaines à la Réunion, chez une de nos filles. Reprise progressive de tonus et de poids. Amélioration visible de l’état général.

 

Comme d’importants calculs ont été constatés aux reins, et que ceux-ci ne peuvent être détruits car les urètres ont été brulés par les rayons en 2006, ce que l’on constate maintenant, les débris ne peuvent sortir au risque de déchirer ces canaux, ce qui entrainerait une grave hémorragie probablement suivie de l’ablation d’un rein Flo a une sonde que l’on change tous les 6 mois . Le second rein étant atteint ne supporterait pas longtemps la charge, et la survie ne pourrait être assuré que par la dialyse.

 

Les calculs ne sont pas solubles. Il faut donc tenir le plus longtemps possible en espérant qu’il n’y ait pas d’infection.

 

Nous essayons quand même de tenter une dissolution par un remède, Chancapiedra, d’origine Amazonienne, bien connu des Indiens pour dissoudre les calculs. La difficulté vient de ce  que s’agissant d’un complément alimentaire les quantités indiquées sont probablement insuffisantes. Les six premiers mois n’ont pas donné de résultat évident. Nous avons donc augmenté la quantité à 9 gélules par jour. Lors du prochain changement de sonde on verra s’il y a amélioration.

 

En attendant, depuis mi-août, nous avons cessé les prises de sodium R lipoate et d’hydroxicitrate.

 

Aujourd’hui , le 21.09.2016  Flo va plutôt très bien, elle a repris toutes ses activités, accueil des familles à la prison, yoga, chorale, réunions à thème, elle fait des randonnées seule pour chercher des champignons, elle va faire ses courses, conduit, et sa voix a retrouvé de la fermeté.

 

Bien sûr son intestin grêle n’a pas repoussé, les diarrhées incontrôlables toujours présentes, mais elle vit. Et pas si mal que cela.

 

Plus de signes annonciateurs de la maladie d’Alzheimer, comme annoncés comme conséquences de lésions radiques au cerveau.

 

Aucun signe de cancer.