L’Approche Métabolique
Le cancer,
Au départ de l’Association Cancer et Métabolisme il y a une expérience personnelle vécue par M. de la Brière et sa femme atteinte de cancer généralisé avec métastases. Suivant la vision scientifique du Professeur Otto Warburg, prix Nobel de Médecine, aidés par un médecin convaincu par cette vision alors que plus rien ne pouvait être tenté, ils ont mis en œuvre une série de mesures qui ont conduit à des résultats surprenants et à une conviction : la correction des dérives du métabolisme des cellules peut être initiée. Cette correction, conduisant à la rémission voire à la guérison implique la mise en oeuvre de plusieurs actions :
Changez votre rapport à la nourriture : votre régime alimentaire influe considérablement sur le développement de votre cancer, il est impératif d’en prendre conscience, de le revoir, de l’adapter à votre condition. Vous pouvez vous faire aider par un spécialiste de la nutrition. Remettre votre système digestif en fonction permettra à tous vos organes de lutter contre la maladie.
Modifiez votre rapport à la vie en prenant en charge et soin de votre bien être physique et psychologique: il est impératif d’éliminer le stress quel qu’il soit par des méthodes adaptées à votre personnalité (yoga, sophrologie, méditation, socialisation…) Cela participera à votre mieux être et à la réduction voire suppression des possibilités de continuation des causes du cancer.
Oxygénez votre corps et vos cellules en pratiquant des activités physiques régulières.
Protégez les cellules saines et affamez les cellules cancéreuses en bloquant les voies par lesquelles elles se nourrissent et se multiplient.
Comprendre le mécanisme du métabolisme :
De l’expérience personnelle à la découverte de l’approche métabolique : Je m’appelle Gilles de La Brière. N’étant ni un scientifique, ni un médecin, je ne fais que rapporter le résultat des expériences que j’ai vécu ces dernières années avec le cancer de ma femme et ceux des nombreuses personnes auxquelles j’ai pu apporter mon soutien à travers l’association. J’ai aussi lu beaucoup de choses et échangé avec des médecins et des chercheurs. J’ai acquis des convictions que je souhaite vous faire partager.
Il y a plus de 80 ans, le Dr Otto Warburg a mené de nombreuses recherches sur le métabolisme du cancer qui lui ont valu en 1931 le prix Nobel de médecine, et d’autres nominations. Malgré sa notoriété ses idées ont été ignorées à cause de l’arrivée au premier plan de la recherche génétique dans les années 60. La découverte du génome a enthousiasmé la recherche médicale qui y voyait le remède à tous les maux. Heureusement quelques chercheurs (Albert Lehninger, Pete Pedersen, Marco Colombini, Young Hee Ko, Pr.Linus Pauling, Dr.Thomas Seyfried, Dr. Nasha Winter) ont continué ses travaux. C’est grâce à eux que la connaissance du mécanisme métabolique du fonctionnement des cellules cancéreuses a pu continuer à être développée. Il y a actuellement des milliers de publications sur ce sujet et de nouvelles approches sont proposées.
Le cancer est une maladie métabolique
Le métabolisme pour la plupart d’entre nous n’est pas bien connu. Le métabolisme est l’ensemble des réactions qui accompagnent au sein d’une cellule la production d’énergie utilisable par cette cellule. Ces réactions sont toutes des réactions d’oxydoréduction au cours desquelles une source d’énergie (substance nutritive prélevée dans le milieu sanguin) est oxydée.
Autrement dit il s’agit de la transformation chimique de nos aliments, contenant des glucides, des protides et des lipides, par la digestion, et passage dans nos différents organes pour y subir une série de transformations avec de nombreux produits fabriqués par ces organes, pour finir au niveau des cellules par la création de l’ATP (Adénosine TriPhosphate) qui est l’énergie utilisable par nos cellules pour remplir leur fonction. C’est le cycle de Krebs
Pourquoi donc le fonctionnement métabolique est-il perturbé ?
Une des causes de la formation des cellules cancéreuses est la présence d’une inflammation de longue durée.
Si vous vous griffez avec une épine, vous observerez une petite ligne rouge (déchirure de la peau) et un petit gonflement le long de la ligne : c’est l’inflammation. Cette inflammation est provoquée par l’arrivée et la multiplication de cellules immunitaires et de cellules destinées à la réparation des tissus. Ce phénomène est limité dans le temps et fonctionne généralement très bien en quelques heures.
Imaginons qu’une inflammation dure longtemps, principalement dans un organe interne sans être détectée. Par exemple dans les poumons provoquée par la tabagie. La lutte contre l’inflammation va être constante et provoquer à long terme une baisse d’immunité. D’un autre côté des cellules vont être appelées à se renouveler en permanence, ce qui augmente les chances de fabrication de cellules non viables. Dans un environnement enflammé ces cellules ne seront pas détruites correctement par les cellules immunitaires. Si des cellules cancéreuses se forment elles seront dans un milieu favorable à leur développement.
En moyenne un cancer met environ 8 ans avant de devenir visible, cela peut être plus rapide ou plus lent. Cela dépendra de la nature de l’agression et de la résistance de la personne. La plupart des cancers n’arrivent pas à se développer car nos défenses naturelles entrent en action pour les détruire. Malheureusement parfois ces défenses ne suffisent pas et les tumeurs se développent.
D’autres causes peuvent être l’action d’un virus, d’un choc entrainant un hématome qui ne se réduit pas, de l’usage excessif d’un organe, le foie lorsqu’il doit assimiler beaucoup d’alcool, la peau exposée à des brulures successives (soleil), la pratique avec excès de certains sports sur les articulations, le dérèglement de certains organes , les reflux gastriques qui conduisent à des irritations de l’œsophage, les ulcères, etc… Il y a une très grande variété de possibilités d’inflammations.
Lorsque l’on admet l’hypothèse que l’origine d’un cancer est causée par une inflammation, la solution apparait d’elle-même : combattre et faire disparaître cette inflammation.
Les cellules cancéreuses ont toutes la même propriété, elles utilisent le glucose principalement et le transforme par fermentation lactique, y compris en présence d’oxygène. Les cellules cancéreuses vont transformer le glucose en acide lactique en grande quantité en produisant peu d’énergie (2 ATP au lieu de 36 ATP). Et c’est dans ce milieu acide que ces cellules continuent à se diviser sans contrôle dans une sorte de survie indépendante.
COMMENT FAIRE FACE A CETTE SITUATION.
Il faut rétablir l’arrivée de l’oxygène dans les tissus pour éviter que les cellules saines continuent de s’abîmer, réduire l’inflammation, diminuer l’acidité qui favorise la croissance des tumeurs, et affamer les cellules cancéreuses en les privant de nourriture.
Première action : faire de l’exercice.
Le mouvement demande de l’énergie, le cœur va augmenter son rythme pour envoyer plus de sang, la pression de ce sang améliorera la pénétration dans les tissus. Les muscles vont produire plus de cellules immunitaires. Le système lymphatique sera en mouvement et permettra de meilleurs échanges entre les organes.
La marche à un rythme un peu soutenu pendant une heure par jour est un bon moyen pour soutenir son corps. Bien entendu chacun doit s’adapter à ses capacités. Faire un effort soutenu mais à la portée de ses moyens.
Deuxième action : éliminer tout stress.
Le stress fait partie des causes de développement de cancers et de son entretien. Il faut donc par tout moyen diminuer et évacuer celui-ci. Pratiquez des techniques de contrôle corporel, en groupe ou seul pour retrouver un bon équilibre psychique.
Troisième action : adopter un régime alimentaire faisant une grande part aux légumes et aux fruits .
Le principe est simple. Puisqu’une des nourritures de base des cellules cancéreuses est le glucose, modifions la manière d’apporter celui-ci. Diminuer en premier lieu les sucres rapides (sucre, sodas, nourriture ultra transformée) pour éviter les pics d’insuline qui aident l’absorption du glucose dans les cellules. Cela peut se faire sans grande difficulté en faisant attention et en cuisinant soi-même. Se nourrir de manière différenciée en associant plusieurs fruits et légumes tous les jours afin de fournir au corps les éléments qui vont lui permettre de se défendre grâce aux éléments contenus dans ceux-ci et au bon fonctionnement du transit alimentaire. Pour aller plus loin il faut respecter des règles précises dans les apports de nourriture, il est important d’être suivi et guidé par des professionnels.
Quatrième action : l’utilisation d’anti-inflammatoires, c’est-à-dire d’antioxydants puissants.
Les cellules saines pouvant subir une oxydation qui va les empêcher de se reproduire correctement, spécialement lors d’un état d’affaiblissement du à une maladie, il convient de leur apporter une aide avec des compléments alimentaires anti-oxydants qui vont les protéger.
Ces produits en général n’ont pas d’effets secondaires notables pour la majorité des personnes, mais comme pour toute prise de produit il faut être attentif et ne pas continuer si une anomalie se présente. De plus il faut faire attention à toute association avec d’autres produits ou médicaments. Il est important de se faire suivre par un médecin.
En tout cas j’en ai eu un exemple vivant à côté de moi : mon épouse qui a survécu 4 ans et demi après la découverte de 12 métastases de 20 à 30mm au cerveau alors que le diagnostic initial ne dépassait pas trois mois, et qui est décédée d’une intoxication sanguine due à un blocage des reins.