Cancer : Comment évaluer sa progression à l'aide d'analyses
Généralement les oncologues suivent l’évolution des cancer avec certains marqueurs tout en reconnaissant que ce n’est pas totalement fiable. Ainsi sont suivis selon le type de cancer : PSA, CA-19, CEA, CA-15.3, CA-125.
Il existe une autre façon d’observer les variations à l’aide d’analyses dont les résultats sont assez fiables à condition de respecter la pratique avant prélèvement.
1 Rapport Neutrophiles/Lymphocytes
Une augmentation des Neutrophiles est synonyme d’inflammation.
Une diminution des Lymphocytes montre que des cellules cancéreuses sont en activité et neutralisent ces cellules de défense de l’organisme.
Il est possible en calculant le rapport Neutrophiles/Lymphocytes de voir si l’évolution est favorable ou non. On estime que ce rapport RNL doit être supérieur à 2 pour une personne en bonne santé.
2 LDH : Lactate déshydrogénase
C’est le marqueur dérivé de la formation d’acide lactique. Celui-ci provient du mauvais fonctionnement des cellules, soit lorsqu’elles manquent d’oxygène pendant un effort, soit un problème hépatique, soit pour les cellules cancéreuses l’effet Warburg, la glycolyse en milieu oxygéné.
Une augmentation signifie une augmentation de taille de tumeur.
Une réduction montre que la pression exercée pour empêcher cette glycolyse fonctionne et que les cellules cancéreuses manquent de carburant pour vivre. Cela signifie qu’il faut continuer le traitement en cours.
3 CRP : Protéine C réactive
Il s’agit d’un indicateur d’inflammation. Lorsqu’il est élevé c’est synonyme d’inflammation soit due à une maladie virale, soit dans le cas du cancer à une activité des cellules cancéreuses.
On considère qu’en-dessous de 1,0 mg/l la situation est normale.
4 Albumine
C’est un marqueur des réserves de protéines. On considère que celui-ci doit se trouver au- dessus de 4g/dl pour une réserve normale.
Si l’albumine chute cela veut dire que les cellules sont en train d’utiliser les protéines par l’intermédiaire du foie qui les transforme en carburant pour celles-ci. Les muscles diminuent de taille, c’est la cachexie. Il faut alors la combattre en faisant des apports d’acides aminés et apporter un soutien hépatique.
Préparation avant un prélèvement de sang.
Pour s’assurer de la reproductibilité des résultats il convient de suivre un processus rigoureux débutant 48h avant le prélèvement :
- Pendant 48h pas d’effort physique intense
- Pendant 48h pas d’alcool
- Le soir avant le prélèvement prendre un repas à faible indice glycémique. Sans viande, sans charcuterie, sans sucre rapide.
- Boire abondamment le jour avant l’analyse et le matin.
- Être à jeun au moment du prélèvement, au minimum 12h sans manger.
- Ne pas prendre de complément ni de médicament avant le prélèvement (sauf avis de votre médecin pour un traitement particulier). Attendre après le prélèvement pour les prendre.
- Se reposer ¼ d’heure en arrivant au centre de prélèvement.