Mickaela, malgache, 13 ans, une tumeur au cerveau…

En France, nous avons la chance d’avoir la sécurité sociale et de pouvoir, en cas de cancer, être pris totalement en charge d’un point de vue financier au niveau des traitements, à condition évidemment qu’ils s’inscrivent dans les protocoles conventionnels. A Madagascar, la sécurité sociale n’existe pas ! Chaque traitement, chaque opération est à la charge du patient, de sa famille ou au mieux d’une association humanitaire. Quand on connaît le niveau de vie moyen du pays…

 

Le témoignage concernant Mickaëla, jeune fille malgache de 13 ans, est affligeant de ce point de vue : à l’âge de 7 ans, les médecins de la capitale lui découvrent une tumeur au cerveau. S’en suivront 4 opérations différentes pour retirer la tumeur qui revient sans cesse et la pose d’un drain pour évacuer les liquides, à 400km de chez elle, aux frais des parents et d’un philanthrope local. Pas de chimio : trop cher pour eux, une chance peut être… Résultat, à 13 ans, des maux de tête effroyables, une hydrocéphalie importante qui lui fait pencher la tête sur le côté en permanence, de grandes difficultés de concentration (Mickaela est actuellement scolarisée en CM2), des pertes d’équilibre récurrentes, une tumeur qui ne cesse de revenir et de progresser et des parents n’ayant plus les moyens de payer les analyses et la cinquième opération réclamée par le corps médical en septembre 2017. La médecine conventionnelle l’abandonne alors…

 

Ayant appris que l’une des salariées de l’ACM vient de Madagascar, les parents se tournent vers l’association pour connaître le traitement métabolique. Débutent alors mi décembre la cure d’armoise puis le traitement avec le garcinia et le sodium R lipoate et une nouvelle cure d’armoise avec en parallèle un régime sans sucre. Résultat au bout de 4 semaines : plus d’hydrocéphalie, plus de perte d’équilibre et la tête a repris une tenue normale. Elle qui ne pouvait plus aller à la messe, porter des talons ou parler correctement se remet à vivre une vie à peu près normale d’une jeune fille de 13 ans.

 

La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : la famille, ruinée par les traitements antérieurs, ne peut plus payer ne serait-ce qu’un examen pour savoir où en est la tumeur. Alors comment continuer ? L’ACM ne vivant que de cotisations et dons va faire ce qu’elle peut pour aider cette jeune fille mais elle est encore aujourd’hui le témoin d’une aberration : d’un côté des traitements ruineux qui ne savent pas guérir mais sont imposés, de l’autre des traitements peu onéreux qui apportent du bien-être et une rémission mais non connus ou non promus par les médecins (alors même que Madagascar est le foyer principal de production mondiale de l’artémisinine !). Et au milieu une jeune fille qui rêve d’être docteur…