M.J.Z. : Cancer de la plèvre

69 ans :

 

Mes ennuis débutent en janvier 2013 par ce qui semble être un simple refroidissement.

 

A mi-février, comme je suis de plus en plus essoufflée en marchant, la toux étant toujours là, je consulte à nouveau mon médecin généraliste qui me questionne mais omet de m’examiner. Il ne semble pas inquiet par mon état, je suis donc rassurée.

 

En avril, je me sens de plus en plus mal, je n’ai plus de forces, plus de souffle, j’ai beaucoup maigri (41,5kg pour 1m71) et tousse toujours autant. Je décide donc de consulter un autre généraliste car je suis en déplacement à la montagne pour un mois. Après l’anamnèse et l’examen, il me fait un ultrason. Résultat : le poumon droit est rempli d’eau au 4/5ème.

 

Deux jours plus tard, le 2 mai 2013, je rentre à l’hôpital pour effectuer une ponction et rechercher l’origine du mal. L’analyse du liquide révèle bientôt un cancer de la plèvre avec cellules mammaires.

 

LE CHOC !  D’autant plus que le cancer, je connais ! 25 ans plus tôt j’ai souffert d’un cancer du sein, avec chirurgie, chimio et radiothérapie. Je ne me sens pas du tout le courage de tout recommencer, car je sais en plus que je supporte très mal les chimios.

 

17 juin 2013 : rendez-vous chez mon nouvel oncologue qui m’apprend, deuxième choc, que les cellules cancéreuses sont très agressives. Pour l’instant il me prescrit une hormonothérapie (Letrozol).

 

19 juin 2013 : nouvelle ponction ; on me garde à l’hôpital car cette dernière ne s’est pas bien passée, il a fallu s’y reprendre à trois fois et le poumon a été blessé.

 

Après quelques jours, un talcage est programmé , mais il y a beaucoup de caillots de sang accumulés entre la plèvre et le poumon et le chirurgien pratique une pleurodèse.

 

C’est durant cette hospitalisation, alors que mon moral est au plus bas, qu’un médecin ami me parle d’une possibilité de traitement autre; un de ses collègues et ami, qui ne supporte pas les chimios, se soigne ainsi et s’en trouve très bien. Je reçois cette nouvelle comme une bouffée d’oxygène, je reprends espoir et surtout, je retrouve la volonté de me battre.

 

Je commence à prendre Naltrexone et acide lipoïque le 8 août, puis plus tard (car il y a pénurie) l’hydroxycitrate (garcinia).

 

J’ai très mal supporté l’acide lipoïque (maux d’estomac, acidité, fortes nausées) jusqu’à ce que Gilles de la Brière me conseille de le prendre sous forme de sodium R lipoate.  Dès que des douleurs et nausées réapparaissent, je mange quelque chose de léger, ça aide. Je fais donc de nombreux petits repas.

 

Mes bilans sont bons, j’ai repris du poids (5 kg), j’ai retrouvé la joie des petits plaisirs et surtout la grande joie de m’occuper de mes petits enfants.